Book #116 : Les ferrailleurs, Le Château d’Edward Carey


Titre original : Iremonger, Heap House
Traduction : Alice Seelow
Édition : Le livre de Poche
Genre : littérature étrangère, fantastique
480 pages
Publication : 2016
7.90 €
Coup de cœur ♥


« Les choses, dit Grand-père, ne sont pas ce qu’elles semblent. » (p. 289)

Synopsis
Aux frontières de Londres, les Ferrayor ont installé leur gigantesque déchetterie, le Dépotoir, et surtout leur « Château » ! Et quel Château… composé de morceaux d’habitation divers et variés. Parmi cette famille plus qu’étrange dont la tradition est d’attribuer un objet de naissance à chaque nouveau né, il y a Clod, un jeune garçon de 15 ans qui possède un certain don, celui d’entendre parler les objets…

Mon avis
C’est un roman ultra prenant, que je n’arrivais pas à laisser de côté le soir. Trop difficile de m’en détacher tellement je voulais en savoir plus sur Lucy, Clod, le Château et les objets qui le peuplent.
Nous suivons Clod, un Ferrayor pur-sang, qui vit « En-Haut ». Au fil des pages, on en apprend plus sur ce qui lie les Ferrayor et les objets qui s’entassent partout dans et autour de leur demeure. Je me suis laissée prendre aisément dans cette histoire de déchets, d’objets de naissance, de poignée en cuivre disparue et qu’il faut absolement retrouver au plus vite pour qu’il n’arrive rien à sa propriétaire. Mais pourquoi ? pourquoi ce lien est-il si fort ?

« Prends soin de moi, s’il te plait, souviens-toi
que je suis un objet qu’il ne faut pas perdre,
dans le sombre et mugissant hiver,
dans le gel qui recouvre les décombres.
Je suis utile, on a besoin de moi.
Ecoute-moi, entends ma plainte.
Mes supplications ne s’adressent pas
aux décombres sur lesquels on m’a jeté.
» (p. 89)

Les personnages sont très (trop ?) nombreux. Entre tous les cousins, les cousines, tantes et oncles, j’avoue m’être souvent perdue et les avoir confondus plus d’une fois. Cependant, c’est aussi ce qui fait la richesse de ce récit, ainsi que sa complexité.
J’ai adoré le personnages de Clod, un garçon chétif, d’apparence maladive, fragile et surtout différents des autres. En effet, ce qui fait sa différence, le fait d’entendre les objets parler, est aussi ce qui fait sa force. C’est ce qui le rend unique. Au début, un peu comme nous, il ne comprend pas tout ce qui se passe, mais il remet malgré tout en question son rang, son rôle, sa place dans cette famille. C’est un personnage courageux et déterminé. Il lui a juste fallu une étincelle, celle de Lucy, pour qu’il se mette en marche. En parlant de Lucy, elle m’a un peu exaspéré. Je ne lui ai trouvé aucun charisme, elle est à la fois forte (du coup ça c’est cool) et pleunicheuse (ça c’est moins cool…). Bref, je ne me suis pas attachée à elle. J’espère donc que son personnage va évoluer positivement dans le deuxième tome de leurs aventures. J’ai aussi beaucoup beaucoup aimé Tummis et j’ai été affreusement déçue que l’auteur n’ait pas mis ce personnage plus en valeur, il aurait pu apporter tellement plus au récit, plus de profondeur, d’émotions.
Le roman se découpe en plusieurs chapitres qui alternent deux points de vue. Nous suivons tour à tour Clod et Lucy. Cela nous permet d’en apprendre plus sur chacun d’eux et d’avoir une vision plus globale de l’histoire en ayant deux points de vue internes. L’univers, quant à lui, est vraiment détaillé, très bien construit. Bref tout est là, et tout se met très bien en place pour les prochains tomes.

« Je n’avais pas de parents pour me donner des ordres et des règles, pour me voir grandir selon leur idée sur la façon dont un Ferrayor devrait grandir, je n’avais pas de fratrie à qui je pourrais chiper des choses, pas de fratrie pour me voler mes affaires ou mettre son nez dedans et réciproquement, pas de fratrie ni de parents à qui parler, avec qui partager. » (p. 133)

 En conclusion, un petit cœur pour ce roman ! J’ai ADORÉ l’histoire, l’univers est vraiment complet et détaillé malgré sa complexité. Un roman addictif avec des personnages très intéressants et touchants. Tout est vraiment maîtrisé et c’est pour cela que je vous le conseille à 1000% ! Et vous, l’avez-vous lu ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Bonne lecture et à bientôt !
S.

Publicités

2 réflexions sur “Book #116 : Les ferrailleurs, Le Château d’Edward Carey

    • Je te le conseille vraiment, surtout si tu apprécies l’univers assez sombre de Tim Burton (car il m’y a beaucoup beaucoup fait penser) !
      Et c’est vrai que je n’avais pas penser aux pouvoirs d’Ophélie dans la Passe-miroir !!

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s