Book #17 : Temps glaciaires de Fred Vargas


Édition : Flammarion
Genre : roman policier
497 pages
Publication : 2015
19,90 € (14,90 pour le format Kindle)


« – Je dois aller chercher des pensées que j’ai pensées et que j’ai oublié de penser. »

Synopsis
Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg et son équipe se voient attribuer une enquête sur 4 suicides, qui n’ont pas l’air d’en être et qui sont liés par un signe incompréhensible présent sur chaque scène de crime. Aucun n’arrive à démêler cette «cette pelote d’algues sombre et coriace» où se mêlent voyage en Islande, avec 2 morts mystérieuses sur place, et Révolution Française…

Mon avis
Il s’agit du huitième et dernier livre lu dans le cadre du Cold Winter Challenge. Je pense faire un mini bilan de ce premier challenge auquel je participe 🙂 (à voir si j’en ai le temps) !
Après la littérature pour adolescentes, je reviens à mes premières amours avec un roman policier ! Ah, qu’est-ce que ça fait du bien !! L’intrigue est mystérieuse (meurtre/suicide de 4 personnes, par on ne sait qui, reliés à l’Islande mais aussi à la Révolution Française…), les personnages sont à la fois drôles et très sérieux (Danglard ne plaisante pas avec l’Histoire !! Attention !!) et le décor aussi froid que l’Islande (j’adore!) !
L’histoire est très bien ficelée, l’auteure nous fait tourner en rond, on suit alors les pensées vacillantes du commissaire, ce que j’ai adoré (au moins on ne nous livre pas le coupable dès le début, et il est assez difficile à trouver, enfin d’après moi car je ne pensais pas à lui) ! Entre interrogatoires rondement menés, verres de vin blanc (oui oui, vous avez bien lu ^^), secrets bien gardés et voyage improvisé, tout y est pour passer un bon moment et on se prend très rapidement au jeu en essayant nous aussi de démasquer le coupable. Le récit peut paraître un peu lent au début à cause de la profusion de détails mais ils sont tellement importants pour la fin que cela ne pèse pas sur le récit, surtout que le tout s’accélère dans le dernier tiers du roman pour à la fin aller à toute allure lorsque le commissaire, à force de réfléchir, découvre le tueur (avec fusillade et blessés en prime, dont un sanglier domestiqué tout de même). Le décor est froid, pas que à cause de l’Islande, et sombre, c’est-à-dire tout ce que j’aime !! Et puis il y a l’écriture… que dire ?!… elle est vive, travaillé et précise (rien à redire ! chapeau !).
Concernant les personnages, ils sont tellement hilarants dans leurs dialogues parfois, dont voici un exemple :
« – Ça bouche bien la tête aussi, la géographie, dit Adamsberg.
– Comme du ciment, dit Danglard en souriant.
– Avec des fissures.
– Bien entendu.
– Qu’on ne peut pas remplir avec de la pâte à bois.
– Ni protéger avec de la fiente de corneilles mantelées.
– Encore que ? Vous pourriez disposer de la fiente devant votre porte et près de votre lit.
– C’est une expérience à tenter. »
Ahah ! Pas très compréhensible tout ça ?! En voici un autre (rien que pour vos yeux !), en plus de la citation que j’ai choisi tout en haut de la chronique.
« – Et Marc ?
– Quel Marc ?
– Le sanglier.
– Quel sanglier ? » (j’imagine très bien l’interlocuteur se dire, « Mais de quoi il me parle là ??? »)
Les dialogues sont donc assez gratinés et les personnages absolument fous (pas dans le sens péjoratifs du terme… enfin sauf un bien sûr, celui-là est complètement dément/aliéné/détraqué et j’en passe). J’ai, bien sûr, adoré le commissaire et ses réflexions tellement divagantes, de même que son départ pour l’Islande sur un coup de tête (mais qui ne sera pas inutile…), c’est un personnage assez froid, énigmatique, qui ne laisse rien transparaître, avec un brin de « je-m’en-foutisme », de désinvolture que j’ai beaucoup apprécié. Quant à Danglard, il sait tout sur tout et est incollable en Histoire, ça tombe bien car leur affaire est en lien avec une association d’étude de Robespierre (avec costumes et dialogues d’époque, s’il vous plait !), nous voici donc au XVIIIe siècle sous la Terreur avec la star de l’époque (non pas Maximilien Robespierre mais) la guillotine ! J’ai bien aimé aussi le personnage de Violette Retancourt dont le nom évoque la délicatesse d’une fleur, mais qui est en fait une femme renfrognée et coriace qui sauve tout de même les fesses de ses coéquipiers avant que le brume islandaise les encercle et les emprisonne.
En conclusion, j’ai beaucoup aimé assister à cette enquête aux côtés d’Adamsberg et de Danglard. La fin est tellement évidente (et surprenante tout de même) lorsque tous les indices s’emboitent que l’on se dit « Mais oui, bien sûr ! » (un peu comme Mordent…), c’est ce que j’apprécie dans les romans policiers, le lecteur a tous les indices nécessaires à la résolution de l’énigme mais bon ce n’est pas pour autant que j’avais le bon coupable (un peu à côté de la plaque quand même…). L’univers était très bien construit, on se perdait autant que les protagonistes dans cet emmêlement d’indices disparates. Les personnages sont tellement intelligents et mordants que je vous le conseille, surtout si vous aussi vous aimer les intrigues un peu « tordues » où les chemins suivis sont parfois incohérents avec le reste. En espérant ne pas vous avoir donné trop de détails, je me suis efforcée de faire attention au choix de mes mots, etc.
(Vous voulez connaître le nom du coupable ? →lisez le roman  😉 )

Bonne lecture et à bientôt !

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(si vous avez un bouquin à me conseiller, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires !)

 

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